La Revue Française de Psychanalyse

RESUMÉS DES ARTICLES

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Thème

Cris et chuchotements

Julien Alary – La rumeur des paysages, une lecture, Le rivage des Syrtes, de Julien Gracq

RÉSUMÉ – Le vent se lève, un orage gronde sourdement à l’horizon – puis le ressac adresse une parole, à bas bruit. Ces mouvements du monde forment des plis dans l’imagination, ils sont au fondement de l’esthétique littéraire de Julien Gracq. Cet article, cette lecture de son roman Le rivage des Syrtes, paru en 1951, invite à replonger cette possibilité d’appel du monde à la source pulsionnelle et conflictuelle du mouvement introjection-projection. Cet aller-retour est compris comme une trace du trajet identificatoire singulier d’Aldo, le héros du récit. Nous proposons d’en parcourir quelques linéaments à travers une déclinaison des figures paternelles, collectives et individuelles, qui dialoguent à l’abri du refoulement, mais dont les chuchotements se trouvent déplacés sur un monde créé d’un œil et d’une oreille cherchant une métaphore – un père caché peut-être.

MOTS-CLÉS – introjection, projection, père, sensorialité, Œdipe, totem, tabou.

Anthony Brault  – La voix génitale

RÉSUMÉ – La voix génitale est la voix que le sujet acquiert à l’adolescence. Le terme génital convoque le caractère sexué de la voix tant dans sa nature biologique que psychique. Mais si la biologie impose à l’adolescent une nouvelle voix, le temps et les résistances du psychisme ne sont pas les mêmes pour accepter cette transformation pubertaire. À partir de la cure d’un jeune garçon de 13 ans, l’auteur montre en quoi dans le travail analytique avec des adolescents tendre l’oreille à la voix de l’adolescent et plus largement à la relation que ce dernier entretient avec elle, et aussi avec la voix de l’analyste, peut contribuer à enrichir l’instrument d’écoute de l’analyste. Ce dernier pourrait davantage entendre la qualité du chemin que l’adolescent parcourt pour intégrer psychiquement la génitalisation de son corps.

MOTS-CLÉS – voix, voix génitale, mue faussée, pubertaire, adolescence.

Catherine Chabert La voix basse

RÉSUMÉ – Que devient une analyse lorsque les corps se perdent de vue et que seule la vertu hallucinatoire de la représentation en assure l’existence. Cette question nous renvoie à une problématique centrale dans les dispositifs qui impliquent essentiellement la parole dès lors que l’on s’intéresse à l’action et aux effets de son incarnation dans la dialectique de la présence et de l’absence. C’est dire l’importance de la chair et donc du corps de l’analyste, parfois violemment réclamé lorsque l’identité bascule, lorsque les mots manquent à dire, écrasés par la force de la folie : phénomènes connus, bien sûr, dans l’analyse de moments ou de patients psychotiques, mais qui sont intensément sollicités chaque fois que l’intimité du sujet avec lui-même s’éclipse ou lorsqu’elle est menacée de disparition. L’incarnation dans le transfert – et non l’incarnation du transfert – tient une fonction déterminante, car elle peut s’avérer dangereuse, comme chaque fois que les limites sont poreuses, chaque fois que le mélange hante l’analyse.

MOTS-CLÉS – incarnation, transfert paradoxal, corps de l’analyste, interdit du toucher.

Ellen Corin – Des traces en souffrance d’un dire

RÉSUMÉ – L’image d’Anna la servante prenant contre son sein dénudé le corps d’Agnès, souffrante ou morte, sert de point d’appui pour approcher la limite des représentations lorsqu’il s’agit de penser une origine dans laquelle Éros semble avoir fait alliance avec Thanatos. Trois situations cliniques permettent d’explorer les voies par lesquelles un vécu à la limite du pensable cherche à se frayer un chemin dans la psyché : des circonstances particulières d’adoption où la voie vers la mise en forme de l’angoisse emprunte le chemin de représentations de type pictographique et de représentations de choses ; une conception et une enfance situées sous le signe de Thanatos et où c’est à travers des mises en scène que se forment des représentations permettant de penser l’origine ; et une attaque violente mettant en cause une figure idéalisée, qui fragilise la légitimité d’exister et de devenir, et qui fait ressortir le poids d’un noyau mélancolique où le masochisme cherche à lier la violence subie.

MOTS-CLÉS – récit de l’origine, Thanatos, pictogrammes, mises en scène, masochisme, noyau mélancolique.

Dominique Cupa –Douleurs, le silence des cris de Francis Bacon

RÉSUMÉ – Francis Bacon a peint de nombreux autoportraits et portraits représentant des hommes au visage déformé criant. Ce cri serait à comprendre comme cri de douleur, de rage haineuse et cri muet lié aux dyspnées du peintre asthmatique. Le cri comme premier appel de détresse ne semble pas avoir été entendu par sa mère et le visiteur éprouve, face aux toiles silencieuses de visages se tordant, la douleur de l’absence. Bacon tente de traiter douleur, rage et asthme tout en les recherchant paradoxalement. Ce processus se situe au niveau du masochisme pervers de ses relations sado-masochiques, au niveau d’une représentation de la douleur fixée à l’objet paternel et celui d’une reprise du masochisme érogène primaire transformant la douleur en déplaisir par le jeu de l’érotisation qui permet de supporter la détresse primaire. La répétition du geste du peintre contrecarre les excitations provoquées par les dyspnées et les traces d’un moi débordé par les affects douloureux dans un mouvement de survie.

MOTS-CLÉS – cri, détresse, douleur, asthme, Francis Bacon.

Paul Denis – Cris, crises et réaction thérapeutique négative

RÉsumÉ – À partir de l’idée que c’est une désorganisation psychique, éventuellement minime, une crise, qui induit la demande d’aide à autrui, mère ou analyste, l’auteur développe l’idée que la demande, si elle n’obtient pas de réponse, s’épuise pour laisser la place aux manifestations d’un état traumatique. L’analyse, les interprétations sont impuissantes en face de ces états ou moments traumatiques. L’analyste doit trouver des mots qui conduisent le patient à réinvestir la situation analytique dans sa réalité. Il s’agit souvent de formules qui sont, à l’inverse d’une interprétation, centrées sur la situation présente du patient et surtout sur sa situation émotionnelle, sortes de « contre-paroles » avancées en face des agir de paroles ou des comportements du patient. L’auteur insiste sur l’importance de considérer l’ensemble de l’économie de la cure. La réaction thérapeutique négative serait alors le fait d’un débordement quantitatif plus que de la pulsion de mort ou de quelque roc biologique.

Mots-clÉs – agir de parole, crise, dissipation, interprétation, libido, point de vue économique, réaction thérapeutique négative, traumatisme.

Marie France Dispaux-Ducloux – Tonalités et formes du corps en séance : corps et subjectivation

RÉSUMÉ – La psychanalyse a toujours maintenu le corps au centre du développement du fonctionnement psychique. Freud tout au long de son œuvre désigna la pulsion comme l’élément cardinal qui maintient le corps en relation avec le psychisme, et il a considéré le lien psychique au corps comme une partie essentielle de l’épreuve de réalité et de la structure du moi. Pourtant, pour nombre de patients, habiter son corps au sens plein décrit par Winnicott ne va pas de soi. En suivant brièvement le trajet de quelques patients, l’auteure montre que le long chemin pour y arriver passe aussi par le corps de l’analyste.

MOTS-CLÉS – corps, subjectivation, clivage, self, liaison, interprétation.

Daniel Oppenheim – Les images – et discours – mythiques, iconiques, belles et esthétiques dans la pratique psychanalytique

RÉSUMÉ – L’auteur s’appuie sur trois images du film Cris et chuchotements pour différencier les mythiques et les iconiques, les belles et les esthétiques. Ce qui est dit sur elles s’applique aussi aux mots. Ces quatre types se retrouvent dans les discours des analysants et il est utile de les distinguer pour faire bon usage des unes et éviter les pièges des autres. Des exemples l’illustrent. L’image mythique renvoie à des mythes qui appartiennent à notre culture autant qu’à l’enfance : la pietà, la mort, le Rien, les murs, l’errance, le cri… La violence de son irruption, comme celle de la belle image, introduit une rupture dans la continuité du discours du patient et de l’écoute de l’analyste, les attire fugacement plus loin sur l’autre scène. L’image iconique, violente, objet figé, sans polysémie, pris dans le stock culturel idéologique ou marchand actuel, veut convaincre sans discussion. L’image esthétique, elle aussi à visée défensive, cherche à séduire l’analyste, à endormir sa vigilance.

MOTS-CLÉS – images/discours mythiques, images/discours iconiques, images/discours esthétiques, images/discours beaux, espace transitionnel, culture.

Jean-Marie Rens – Du silence au bruit : un enjeu esthétique dans la musique d’aujourd’hui ?

Résumé – À l’image d’une œuvre musicale, ce texte s’articule en différents mouvements : le premier traite du silence dans les musiques « ancienne » et « moderne » tandis que le second est consacré au bruit dans ces mêmes musiques. Les deux mouvements de cette partition sont reliés par une transition qui ouvre sur l’aire intermédiaire du chuchotement. Enfin, une coda explore silence et bruit dans des expressions artistiques non musicales. Tantôt tendu, source d’attente, de stress, voire même d’angoisse, tantôt apaisant, générant le calme, voire même la sensation de bien-être, le silence possède un rôle déterminant dans l’organisation du discours musical. Même si le bruit est également présent à toutes les époques, c’est au début du xxe siècle qu’il acquiert de l’importance et présente de multiples facettes et définitions qui nécessitent certaines précisions. Des extraits musicaux illustrent de manière « sonore » les élaborations théoriques de l’auteur.

Mots-clés – silence, chuchotement, bruit, musique.

Hélène Suarez Labat – Les archives intérieures : 209 rue Saint-Maur

RÉSUMÉ – L’auteur propose de considérer les archives intérieures comme les traces de constructions psychiques qui engagent un travail d’intégration des enveloppes psychiques, des identifications et des fantasmes originaires. L’expérience des traumatismes durant les guerres, celle de la Shoah et autrement lors des attentats a confronté les survivants à l’inimaginable, à l’effraction de ces constructions psychiques et corporelles. Le travail de mémoire entrepris par Ruth Zylberman auprès des survivants du 209 rue Saint-Maur à Paris 10°, des récits en images au livre leur a permis de retrouver un lieu et une continuité éprouvée avant l’inconcevable. Dans l’après-coup, même si les traumatismes des camps ne s’effacent jamais, le réinvestissement de la figuration et de la logique des liens entre les affects et les représentations face à l’inconcevable a conduit les survivants à réinvestir les zones érogènes et leurs transpositions vers les fantasmes originaires intégrateurs en retrouvant des processus de jeu, l’expérience de la localisation culturelle avant les traumatismes.

MOTS-CLÉS – Shoah, traumatismes, traces motrices affect, après-coup, enveloppes psychiques, fantasmes originaires.

 

Dossier

Textes intrdoductifs
au 52e Congrès de l’API (Vancouver, 2021) (II)

 

Jorge Canestri –L’infantile : quelle signification ?

RÉSUMÉ – L’« in-fans », qui ne peut pas parler, a besoin d’un narrateur, en particulier d’un psychanalyste dans le transfert afin de pouvoir entendre à nouveau le langage « silencieux » exprimé dans le « Jetztzeit » (le temps de maintenant). À travers une réflexion sur le travail de Freud consacré aux aphasies et sur sa correspondance avec Fliess, il apparaît possible d’identifier des éléments importants permettant de constituer une sorte de pré-sémiotique, mais aussi une théorie de la mémoire. Il se pourrait de plus que l’histoire, la sociologie, la sémiotique et les neurosciences soient des interlocuteurs nécessaires pour élaborer la question de l’infantile en psychanalyse.

MOTS-CLÉS – infans, infantile, mémoire, sémiotique.

Bernardo Tanis – – L’infantile : ses multiples dimensions

RÉSUMÉ – Ce texte éclaire l’importance fondamentale de l’infantile dans la clinique et la théorie psychanalytiques. L’infantile peut être appréhendé dans l’expérience psychanalytique comme l’expression princeps de la réalité psychique, de la dimension inconsciente de la subjectivité humaine. L’infantile vise les modes d’inscription de ce que Freud appelait Erlebnis, « vécus infantiles ». Dans la clinique psychanalytique, les enjeux de l’efficacité de ces inscriptions seront toujours à l’œuvre, leur force toujours vivante au présent, ainsi que leur potentiel de métabolisation et de symbolisation. L’infantile émerge comme un représentant actuel et vivant de la recherche d’une expérience créative et réparatrice de tout ce qui n’a pu être expérimenté comme continuité de l’être, comme expression potentielle, comme poussée créative. La transformation de la relation à l’infantile signifie permettre un réaménagement, une resignification, afin que le nouveau puisse advenir. Source de désillusion ou d’inspiration, il sera toujours une référence.

MOTS-CLÉS – infantile, mémoire, temporalité, sexualité infantile, cadre.

 

Rubriques

Technique psychanalytique

Carine Khouri Naja – La psychanalyse à l’épreuve du réel. Contre vents et marées, tenir le cadre

RÉSUMÉ – Lorsque le réel fait effraction dans le cadre, de quels moyens dispose l’analyste pour faire face à la situation : suspendre la cure ou repenser le dispositif pour le préserver de la déferlante mortifère et parer aux agressions du réel ? Le covid-19, à l’instar de la guerre, ou encore des analysants.es ayant des fragilités narcissiques et une destructivité prégnante, aura eu la particularité d’amener l’analyste à se pencher sur le cadre et à réfléchir aux modalités transféro-contre-transférentielles mobilisées. L’analyste dispose ainsi de la possibilité, sinon du devoir de repenser le dispositif, afin d’offrir aux patients.es un étayage sur mesure qui permette l’enclenchement de la fonction de représentation. L’enjeu étant de ne pas perdre de vue le cadre, tout en étant à l’écoute de son intuitivité et de sa créativité. La psychanalyste n’est-elle pas avant tout un art, selon les termes de Winnicott ?

MOTS-CLÉS – cadre analytique, transfert, contre-transfert, épidémie covid-19, guerre, situations limites de la psychanalyse.

À la première personne

Alain Mascarou – La désignation paternelle au prisme de la traduction : L’homme qui crachait dans ses mains

RÉSUMÉ – L’auteur s’interroge sur « la désignation paternelle » à travers le paradigme de la traduction/trahison. Il relit un de ses essais qui reconstruit l’évolution d’un rapport conflictuel père-fils à travers la traduction, expérience d’autant plus complexe pour l’auteur qu’envers celui qu’il traduit, Bilge Karasu, il se sent dans la posture du disciple et du traître. La réactivation de la langue du père, l’occitan, par la langue à traduire, le turc, interfère sur la configuration père-fils au point de l’ouvrir à l’expérience de l’étranger. Les circonstances de la mort du père, son implication dans le premier essai du fils, ont permis le départ de celui-ci. Celles de la rencontre de la langue étrangère l’ont ramené à la langue du père qui intervient en tant qu’intermédiaire entre langue-source et langue-cible. Le père guide l’apprentissage de l’écriture de soi et de l’autre en révélant la créativité de cette autre langue à traduire, le silence, dans lequel s’enfermait son père à lui.

MOTS-CLÉS – déplacement, désignation paternelle, hospitalité, Karasu, substitution, travail de deuil.

Théorie psychanalytique

Cathie Silvestre – L’inconscient : inscription, traduction, interprétation

RÉSUMÉ – Freud a introduit la question de la traduction en tant qu’acte psychique dès ses premiers écrits, lettres et manuscrits envoyés à Fliess. Il y reviendra en 1915 dans « L’inconscient ». Passage, franchissement, transposition, transcription entre instances, entre différentes temporalités de la vie psychique, cette notion mobilise en fait une réflexion topique, dynamique, économique, dans la mesure où elle est un marqueur essentiel du passage de l’inconscient au conscient, du latent au manifeste, et en ce sens elle est partie prenante de l’interprétation et du procès de la cure. Réfléchir aux rapprochements et différences entre ces aspects spécifiquement analytiques et ceux qui sont à l’œuvre dans le travail ou plutôt « la tâche du traducteur », selon W. Benjamin et d’autres auteurs, peut nous permettre de penser l’enjeu clinique à la lumière des aléas et incertitudes de toute traduction, de par la variabilité et la subjectivité forcément impliquées dans la rencontre singulière entre deux univers psychiques tels qu’ils sont présents de façon non symétrique dans toute cure, ce qu’on essaie d’illustrer au travers d’un fragment clinique.

MOTS-CLÉS – traduction, interprétation, langage, inconscient, étranger, inconnaissable.

Grands psychanalystes

Béatrice Ithier – Facteurs thérapeutiques et anti-thérapeutiques de l’analyste, selon Herbert Rosenfeld

RÉSUMÉ – L’auteure souhaite exposer la méthodologie d’Herbert Rosenfeld présente dans Impasse et interprétation, en l’articulant à certaines notions de Klein et de Bion. Elle considère que la préoccupation méthodologique de Rosenfeld constitue la dominante de son dernier parcours, marqué par la considération du trauma. Le modèle du transfert psychotique ne se réduit ni à la schizophrénie ni aux états confusionnels et narcissiques négatifs, mais va se trouver étendu aux états borderline et à tout processus analytique. L’auteure souligne dans cette approche une réflexion sur l’interprétation du transfert et du contre-transfert, adossée aux différentes modalités de l’identification projective et de la notion contenant-contenu. La prise en compte de l’impact de l’état d’esprit de l’analyste sur le patient, de même que le traitement de l’émotionnel entre eux, renvoie au cœur de l’analyse contemporaine.

MOTS-CLÉS – transfert psychotique, contenant-contenu, identités projectives, interprétation, symétrie symbiotique, émotionnel.

Psychanalyse en institution

Brigitte Kammerer, Annie Mandrou, Delphine Zucker – « Un clown au bout du fil »

RÉSUMÉ – Depuis plusieurs années, la pratique du clown d’improvisation sert de support à un atelier à médiation thérapeutique au sein d’une institution accueillant des patients adultes psychotiques. Les consignes qui y sont données insistent sur l’ici et maintenant de la découverte de l’objet, dans une poly-sensorialité en acte, au plus près du corps. Lors de la crise sanitaire due au Covid 19, cet atelier s’est poursuivi, chacun chez soi, en conférence téléphonique, ce qui a nécessité le passage d’une sensorialité en grande partie visuelle à une sensorialité essentiellement sonore. Le dispositif particulièrement contraint, éliminant le visuel et lié au seul canal auditif, a néanmoins permis une liberté d’improvisation, une découverte de nouvelles possibilités, un appui renforcé sur une dimension infra-verbale, support de figuration. L’enveloppe groupale reconstituée par les seules voix dans les échanges téléphoniques, a constitué le deuxième support indispensable de cette expérience inédite.

MOTS-CLÉS – médiation thérapeutique, clown, sensorialité, groupalité, jeu, confinement.