La Revue Française de Psychanalyse

De l’influence implicite de Lacan

De l’influence implicite de Lacan

Marilia Aisenstein est psychanalyste, membre formateur à la Société Psychanalytique hellénique et à la Société Psychanalytique de Paris (SPP). Marilia Aisenstein travaille à l’Institut de Psychosomatique Pierre Marty (IPSO) depuis 1979 et a été un membre fondateur de la Revue française de psychosomatique.
Elle est actuellement Co-Chair Européen des Nouveaux Groupes Internationaux de l’IPA.

La psychanalyse française est aujourd’hui encore riche et vivante. Pour en donner un clair aperçu à un public étranger j’avais, dans un article de 2010 pour L’International Journal of Psycho-Analysis, considéré indispensable de remonter jusqu’aux années 1950 (Aisenstein, 2010).

Après la Seconde Guerre mondiale, dans l’enthousiasme de l’après-guerre, la psychanalyse fleurit à Paris. À la Société Psychanalytique de Paris, fondée dès 1926 par Freud et la princesse Marie Bonaparte, il y avait de fortes personnalités comme, entre autres, Sacha Nacht, Daniel Lagache, et de jeunes et talentueux analystes comme Serge Lebovici, René Diatkine, Évelyne et Jean Kestemberg et, entre autres, Jacques Lacan. La plupart d’entre eux avaient été analysés par Hartman et Lowenstein avant que ces derniers n’émigrent aux USA. Ceci confirme que les fondements de la psychanalyse française résident dans l’Ego-Psychology, ce que l’on oublie souvent.

Doué, charismatique, brillant, Lacan séduit par son talent et sa culture, il écrit, enseigne, a de très nombreux élèves et analysants.

Alors président, Sacha Nacht était un clinicien remarquable mais un piètre théoricien. Jacques Lacan et lui s’affrontent violemment, tous deux sont des analysés de Lowenstein qui vient de quitter Paris.

La fameuse scission date de 1954 ; Lacan est contraint à quitter la Société Psychanalytique de Paris en raison de ses innovations techniques qui portent sur le cadre.

Il s’agit spécifiquement de « la séance à temps variable ». Surchargé de patients, Lacan défend l’idée intéressante mais inacceptable selon laquelle une séance peut être écourtée et levée, l’interruption prendrait alors valeur d’interprétation.

Il conteste la formation, certaines de ses critiques notamment sur l’analyse didactique sont d’ailleurs fort justifiées. Il faut savoir qu’alors l’analyste du candidat faisait partie de la commission qui l’évaluait. Sacha Nacht devait par la suite interdire tout contact entre la Commission d’Enseignement et l’analyste du candidat.

On peut se demander quelle est la part de Lacan dans cette décision suivie plus tard par la majorité des sociétés européennes. La SPP elle, après une longue bataille, devait abroger l’analyse didactique en 1992 durant la présidence de Gilbert Diatkine.

Exclu de la SPP, Lacan fonde sa propre école qu’il tentera vainement de faire reconnaître par l’Association Psychanalytique Internationale (IPA). En 1963, un groupe de collègues le quitte qui est immédiatement reconnu par l’IPA comme société composante et devient l’Association Psychanalytique de France (APF).

Jusqu’à sa dissolution en 1980 et l’éclatement du mouvement lacanien en groupes multiples, l’École Freudienne a été l’objet de nombreuses scissions. Je ne mentionnerai ici que celle qui a donné naissance en 1967 à l’association dénommée « Le Quatrième Groupe » et qui se définit aujourd’hui encore comme non lacanienne et non IPA. Seize membres s’en séparent en 2005 pour fonder la Société Psychanalytique pour la Recherche et la Formation (SPRF), aujourd’hui reconnue comme société composante de l’IPA.

Il faut comprendre que, vécue comme un tremblement de terre par la communauté analytique, la scission de 1954 a été terriblement douloureuse, déchirante même pour certains comme par exemple Daniel Widlöcher, Jean Kestemberg, René Diatkine, tous en analyse chez Lacan, qui furent obligés de quitter leur analyste sous peine de perdre leur appartenance à leur Société et à l’IPA.

Daniel Widlöcher devait me raconter, cinquante ans après, la séance, pour lui bouleversante, où il annonça à Lacan qu’il le quittait.

Je peux dire que dans les années 1975, où j’ai débuté ma formation, et jusqu’après 1990 les cicatrices de la scission étaient encore à vif. Lacan n’était jamais enseigné à la SPP et, pour certains de nos maîtres, le citer eût été considéré comme un délit d’opinion.

Du côté lacanien également, on lançait des anathèmes contre les sociétés officielles de l’IPA, accusées de transmettre une psychothérapie politiquement correcte et réparatrice plutôt que l’analyse pure prônée par Lacan.

Durant près de quarante ans, on pourrait dire qu’un mur séparait radicalement la communauté psychanalytique en France. Il n’y avait aucun échange entre les uns et les autres. Pourtant la production scientifique a été intense chez les uns comme les autres.

Je vais défendre ici l’idée selon laquelle il y a, aujourd’hui encore, une influence implicite mais d’autant plus cruciale de Lacan sur la psychanalyse française non lacanienne et des implications parfois théoriques mais surtout techniques.

J’évoquerai ensuite « une chute relative du mur » et les contacts officieux puis officiels entre sociétés IPA et lacaniennes après les années 1995.

L’influence implicite

Avec pour mot d’ordre « le retour à Freud », Lacan entraîne ses disciples à lire, traduire, approfondir le corpus freudien. Il s’attaque aux obscurités laissées par la métapsychologie : comment concilier la description du narcissisme de 1914 avec ses derniers écrits d’après 1923 et la deuxième topique ?

C’est bien lui qui attire l’attention sur le concept d’après-coup et ses implications. À l’époque, traduit par Strachey comme differed action, la conception freudienne de l’après-coup avait perdu tout sens et restait très méconnue hors de France[1].

Comment comprendre l’accessibilité de certaines névroses narcissiques au transfert, et ceci contrairement à l’opinion de Freud ? Comment agit l’interprétation avec ces patients-là ? Hebdomadaire et ouvert au public, son séminaire qui se confronte à ces questions difficiles est fréquenté par l’intelligentsia parisienne.

Son succès médiatique et mondain irrite, mais j’affirme que son activisme théorique stimule formidablement même ceux qui ne le suivaient pas (Diatkine, 1997). Si les trois sociétés françaises sont aujourd’hui celles où Freud est infiniment plus enseigné et étudié qu’ailleurs dans le monde, c’est bien à Lacan que nous le devons.

Malgré la barrière invisible mais étanche entre le monde lacanien et le monde IPA, on assiste à une production très riche. Je ne cite que certains penseurs : du côté de la SPP, André Green, Serge Lebovici, René Diatkine, Jeanine Chasseguet-Smirgel, Joyce McDougall, Pierre Marty, Michel de M’Uzan, Michel Fain. À l’APF, Jean Laplanche, Jean-Bertrand Pontalis, Daniel Widlöcher, Guy Rosolato. Dans le Quatrième Groupe enfin, Piera Aulagnier, Cornelius Castoriadis, Nathalie Zaltzman.

Du côté lacanien, Maud et Octave Mannoni, Serge Leclaire, Patrick Guyomard, Charles Melman, Claude Dumezil et d’autres.

On peut dire que les questions laissées par Freud étaient d’importance pour tout analyste confronté à la clinique des psychoses et des états-limites, de l’enfant, des patients somatiques.

Je crois néanmoins que la présence de Lacan sur la scène parisienne a agi comme « un éperon » qui a mis les sociétés non lacaniennes au galop.

Dans un article de 2007 sur l’action thérapeutique (Aisenstein, 2007), j’avais évoqué l’influence de Lacan sur la formulation des interprétations, ceci allant de pair avec une certaine conception du transfert.

Pour lui le transfert n’est pas comme pour Freud un phénomène déjà vécu mais est la réponse du patient à la situation analytique. L’analysant tombe d’emblée amoureux du savoir qu’il prête au psychanalyste. Interpréter le transfert ne sert à rien car ou bien il le dissout ou bien il aggrave encore la sujétion du patient.

Lacan est très critique de la technique classique d’interprétation des résistances. Pour lui c’est une façon d’imposer au patient une réalité qui n’est pas la sienne. Il considère que cela tient de la suggestion.

Une interprétation ne vaut que par les associations qu’elle provoque. En 1973, lors de conférences données aux États-Unis, Lacan conteste la notion de « prise de conscience », l’interprétation n’est pas faite pour expliquer mais « pour faire des vagues » (Lacan, 1973, p. 5-63).

Or, dans la psychanalyse anglo-saxonne, les interprétations visent justement la prise de conscience et s’adressent souvent aux processus secondaires.

La facture de l’interprétation « à la française » est en général plus elliptique et cherche un effet de surprise qui court-circuite les processus secondaires et vise les processus primaires.

Évoquant l’influence de Lacan sur les analystes Français de l’API, dans un article de 2001, Gilbert Diatkine avait subtilement comparé des styles d’interprétation en France et à l’étranger (Diatkine, 2001, p. 397-399). Il prend pour exemple des interprétations de Betty Joseph et de Michel de M’Uzan.

Betty Joseph explique à sa patiente ce qui est en train de se passer ici et maintenant entre elles deux. Elle lui montre comment et contre quoi elle se défend. Dans une situation analogue de M’Uzan se laisse guider par ses associations et propose à la patiente un jeu de mots qui n’explique rien mais la laisse interloquée et provoque de nouvelles associations.

Cette évolution à la SPP et à l’APF est à penser comme un effet du lacanisme.

De même si l’interprétation du transfert reste à nos yeux fondamentale, le transfert n’est pas interprété systématiquement mais plutôt lorsqu’il devient un obstacle à l’élaboration psychique et au processus de la cure (Aisenstein, 2009), ce qui me paraît encore un des effets de l’influence implicite de Lacan.

Pour lui le contretransfert en tant que réponse inconsciente de l’analyste est une notion « mystifiante » (André, 2001). Il l’exprime clairement dans le Séminaire XI : « Le contretransfert est un phénomène où sont inclus ensemble le sujet et le psychanalyste. Le diviser en termes de transfert et de contretransfert […] n’est toujours qu’une façon d’éluder ce dont il s’agit ».

Cette proposition n’est pas sans rappeler celle de Michel Neyraut sur la précession du contretransfert, dont Lacan écrivit d’ailleurs dans le Séminaire XXI : « Neyraut a écrit un fort joli petit bouquin sur le transfert ».

Il me paraît donc simpliste de dire que Lacan ignore le contretransfert et Patrick Guyomard le montre bien dans un texte magistral intitulé « Lacan et le contre-transfert : le contre-coup du transfert » (Guyomard, 2001, p. 11-77), où l’on voit que si Lacan a, dans un premier temps, critiqué la notion, il s’agit plutôt d’une vision du contretransfert qui l’inclut indéfectiblement au transfert.

Prisme qui ne me semble pas si loin de travaux récents par des analystes de la SPP comme de l’APF.

une influence explicite contemporaine du lacanisme

Dans les mêmes années où naissait le mouvement lacanien, qui s’est lui développé à l’extérieur de la SPP, naissait autour de Pierre Marty, Michel de M’Uzan, Michel Fain et Christian David ce qui est devenu « l’École de Psychosomatique de Paris ». Vécues aux débuts comme une dissidence au sein même de la SPP, les théories de Marty se sont lentement imposées. Des concepts comme ceux de pensée opératoire, dépression essentielle, mentalisation sont récemment entrés dans le corpus métapsychologique classique.

Je ne veux pas m’étendre ici mais dirai que l’influence de l’École de psychosomatique sur l’analyse française consiste surtout à avoir attiré l’attention sur l’économie psychique et les variations du fonctionnement mental.

Ceci va de pair avec une insistance sur l’affect considéré par les psychosomaticiens comme une voie d’accès privilégiée aux matériaux inconscients.

Il est donc intéressant de noter que le Lacanisme, d’une part, et l’École de Psychosomatique, de l’autre, sont des conceptions de l’analyse diamétralement opposées. L’un vise directement les contenus latents et les processus primaires, l’autre cherche à réanimer les affects et à intéresser le patient à son fonctionnement psychique.

Il ne s’agit évidemment pas des mêmes patients mais cette différence implique des approches théoriques très diversifiées. En effet, pour Pierre Marty, il faut tenir compte de ce que d’un sujet à l’autre il existe des variations. « L’appareil mental n’est pas standard », nous disait-il. De même chez un seul sujet on assiste à des variations du fonctionnement mental. Ceci me paraît très étranger à l’approche lacanienne, mais semble en général intégré aujourd’hui à la pratique courante de la SPP.

Pourtant, ces deux courants ont curieusement coexisté dans notre communauté psychanalytique implicitement et explicitement et ont, je crois, contribué dans une opposition dialectique à certaines spécificités de la psychanalyse « SPP ».

Je considère l’œuvre de Pierre Marty comme radicalement antinomique, mais éventuellement complémentaire de celle de Lacan. Ce dernier pense en seconde topique, centre l’écoute sur le signifiant, voit dans le langage une structure en lien avec l’inconscient.

Le premier, lui, s’intéresse au corps, travaille avec la première topique et, pour rencontrer l’inconscient, vise la métabolisation de l’affect. Les conséquences techniques des théories de l’École de Psychosomatique de Paris sont donc très différentes de celles du Lacanisme. Il s’agit de ménager le narcissisme du patient, d’interpréter plus le fonctionnement que le sens latent, d’accompagner des prises de conscience. Les interprétations ne sont pas censées « faire trop de vagues » au risque de désorganisation.

Lacan, lui, réfléchit en termes de sens, de verbe et de style. L’interprétation doit « faire des vagues » et surprendre. La quantité, la charge et l’affect me semblent absents de son discours.

Si je devais d’ailleurs définir notre pratique en quelques lignes, telle qu’elle se pratique aujourd’hui en France et plus particulièrement à la SPP, je dirais que sur un fond qui tient de l’Ego-Psychology se sont croisées plusieurs influences : celle implicite mais décisive du Lacanisme et celle explicite de l’École de Psychosomatique de Paris auxquelles il faut ajouter, après 1970, le rayonnement d’André Green. Il eut l’immense mérite d’approfondir et de poursuivre l’œuvre de Freud sans chercher à fonder sa propre école mais tout en intégrant de grands penseurs étrangers comme Winnicott et Bion.

De cette même génération, je citerai aussi Benno Rosenberg qui, comme Green, a su encore creuser toutes les conséquences du tournant de 1920 et les avancées freudiennes sur l’angoisse et le masochisme dans un remarquable travail d’exégète.

Une chute relative du mur

Si je relate ici cette histoire, c’est qu’elle est méconnue de la plupart de nos collègues qui ne sont pas dans les instances et loin et de la vie administrative. De plus, elle concerne non pas le Lacanisme en tant que corpus théorico-pratique mais les collègues lacaniens, en tant que communauté, et les membres de l’IPA.

À la fin de l’année 1995, j’étais alors présidente de la SPP, je reçus un coup de téléphone de Claude Dumézil, lui-même président d’une société lacanienne. Il pensait que la guerre froide avait assez duré et me proposait de nous rencontrer pour réfléchir à des échanges possibles.

Jean Cournut, alors vice-président, et moi avons déjeuné avec Claude Dumézil et Griselda Sarmiento. Nous avons décidé de monter des rencontres d’échanges cliniques sur le modèle des CAPS américains[2], soit un groupe fixe et auto-coopté où chacun présente le matériel clinique tout venant d’une semaine de travail, quatre, cinq, trois, deux séances, sans développements théoriques.

Les rencontres ont débuté en mars 1997. Elles étaient mensuelles et se sont tenues durant deux ans et demi à la Maison des Sciences de l’Homme, terrain neutre.

Nous avions, de notre côté, associé un membre de l’APF et un du Quatrième Groupe[3]. Les collègues lacaniens étaient cinq, chacun représentant un groupe différent[4]. Afin de garantir la spontanéité des échanges nous tirions au sort le présentateur de la soirée.

Le seul à pratiquer la séance à temps variable était Alain Didier-Weil ; il défendait cette technique de façon très intéressante[5]. Les autres travaillaient tous avec des séances de 30, 35 ou 40 minutes, selon des cadres plus flexibles que le nôtre mais la plupart du temps plusieurs fois par semaine.

Il n’y avait qu’un seul matériel clinique présenté et trois heures de discussion. Jean-Pierre Faye, philosophe analysé (de Lacan), prenait des notes et relançait nos discussions. Notes qui étaient déchirées à la fin de chaque soirée.

Les échanges ont toujours été courtois même quand fortement contradictoires.

J’ai trouvé cette expérience absolument passionnante et j’ai beaucoup appris et compris, bien plus qu’en lisant Les Séminaires.

Jean Cournut m’avait succédé en tant que président. À ce moment-là le ministère de la Santé se préoccupa de légiférer sur la pratique des psychothérapies.

À ce propos nous décidâmes, au sein du « Groupe Clinique », de fonder le « Groupe de Contact » qui réunirait tous les présidents, Ipéistes comme lacaniens, dans l’idée de s’informer et de défendre ensemble une politique de la psychanalyse.

Cela devait s’avérer très utile.

Je me souviens de notre entretien avec le professeur Jean-François Mattei[6], alors ministre de la Santé, qui s’était félicité « de notre belle entente » pour que la psychanalyse soit retirée de la liste des diverses psychothérapies : cognitives, comportementales, Jungiennes, etc.

Le Groupe de Contact continue de se réunir encore aujourd’hui avec tous les présidents ex-officio, à l’exception de Jacques-Alain Miller exclu, non pas par nous, mais par ses pairs.

Il me semble certain que ces échanges de vue extra-sociétaires et inter-écoles restent d’une grande importance.

Marilia Aisenstein

72 rue d’Assas

75006 Paris

marilia.aisenstein@gmail.com

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Aisenstein M., On Therapeutic Action, The Psychoanalytic Quarterly, LXXVI, p. 1443-1463, 2007.

Aisenstein M., Discussion of S. Abend’s, Transference and Therapeutic Action, The Psychoanalytic Quarterly, LXXVIII, n° 3, 2009.

Aisenstein M., The Letter from Paris, International Journal of Psycho-Analysis, 91, 2010.

André J. (dir.), Lacan et le Contre-transfert, Paris, Puf, « Petite bibliothèque de psychanalyse », 2001.

Diatkine G., Jacques Lacan, Paris, Puf, « Psychanalystes d’aujourd’hui », 1997.

Diatkine G., Les lacanismes, les analystes français et l’Association psychanalytique international, in A. Green (dir.) Courants de la psychanalyse contemporaine, numéro hors-série de la Revue française de psychanalyse, Paris, Puf, 2001, p. 389-400.

Guyomard P., Lacan et le contretransfert : le contre-coup du transfert, in J. André (dir.) Lacan et le Contretransfert, Paris, Puf, « Petite bibliothèque de psychanalyse », 2001, p. 11-77.

Lacan J., Conférences et entretiens dans les universités Nord-Américaines, Silicet, 6/7, 1973, p. 5- 63.


 

*

[1] Voir la conférence du 19-12-2017 sur « L’après-coup », de Bernard Chervet à l’IPA.

[2] Committee for Advanced Psychoanalytic Studiesi.

[3] Jean Cournut, Paul Israël, Gilbert Diatkine, Évelyne Sechaud, Patrick Miller.

[4] Claude Dumézil, Patrick Guyomard, Griselda Sarmiento, Alain Didier-Weil, Bernard Bremond.

[5] A. Didier-Weil travaillait sans montre et disait se laisser guider par le matériel qui lui indiquait la fin de la séance, celle-ci prenant valeur interprétative. Cela impliquait évidemment que certains analysants patientaient longtemps et étaient plusieurs dans la salle d’attente.

[6] Nous étions 15 lors de ce rendez-vous qualifié « d’historique » par le professeur J.-F. Mattei.